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Le sociologue Harvey réfléchit depuis longtemps au phénomène de la transformation des valeurs traditionnelles. Il nous rappelle les valeurs d'autrefois et l'impact de la Révolution tranquille. Peu d'anciennes valeurs sont demeurées intactes. La défense de la langue demeure l'un des grands points de référence. Elle se conjugue avec l'élargissement de la démocratie. Mais des valeurs nouvelles apparaissent. La réussite économique s'arrime maintenant à la société québécoise et à sa culture. La valorisation de l'action individuelle se manifeste dans la vie privée et dans l'ensemble de notre vie collective qui avait été fortement influencée par le nationalisme, le syndicalisme et le féminisme au cours des années 1960 et 1970. Il semble toutefois que la participation des Canadiens-Français au grand courant de l'humanité est en train de renforcer notre identité nationale. De nouvelles prises de conscience naissent à l'égard de l'environnement, de la qualité de vie, des relations entre les hommes et les femmes. Existe-t-il des valeurs nouvelles qu'il conviendrait de promouvoir au sein de la société d'ici? Poser cette question, c'est engager le débat sur la capacité des individus de se donner des normes de conduite communes sur un certain nombre d'aspects jugés essentiels au développement de leur identité collective et de leur culture. Est-il encore possible de prétendre qu'il puisse exister au Québec des valeurs communes, alors que les anciennes prétentions à cet égard ont été emportées depuis longtemps dans les remous de la Révolution tranquille? On l'a souvent répété, nous vivons dans une société éclatée où le relativisme culturel, associé au néo-libéralisme, a tendance à renvoyer au niveau de la vie privée toute référence aux valeurs. En somme, nous aurions atteint un stade de développement social où l'éthique serait devenue l'affaire de chacun plutôt qu'être l'affaire de tous. L'impasse actuelle autour de la question de l'avortement illustre bien l'impossibilité d'établir un consensus autour de certaines valeurs communes. On pourrait ainsi multiplier les exemples de tensions engendrées par le conflit des valeurs. Est-ce à dire qu'une société peut se passer de valeurs collectives et ne refléter que la somme des conduites individuelles? Une certaine perception de la Charte canadienne des droits tend à confirmer une vision atomisée de la société où les droits individuels seraient coupés de leur contexte social et historique. Pourtant, malgré la mouvance des valeurs engendrées par le changement social accéléré de nos sociétés, il demeure possible d'identifier un certain nombre d'enjeux sociaux et nationaux pouvant favoriser non pas une unanimité factice à la manière d'autrefois, mais à tout le moins certaines tendances lourdes dans le but de renforcer le noyau de notre culture. Je n'ai pas la prétention de proposer une vue d'ensemble de ces valeurs susceptibles de susciter l'adhésion. Je me contenterai d'évoquer celles qui, à mes yeux, sont reliées à des enjeux importants dans notre société. D'autres opinions et réflexions s'avèrent du reste nécessaires pour mieux établir sur quelles bases éthiques repose la culture québécoise de cette fin de siècle.
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L'article de monsieur Tremblay se situe dans le prolongement des travaux qu'il a publiés sur le sujet en 1983 et en 1985. Déjà, en octobre, en notre revue, l'auteur observait les plus importantes mutations sociales de la morphologie québécoise. Il analysait la portée sociale des nouvelles technologies, les nouveaux tracés de la pyramide démographique et la mouvance des structures et de certaines pratiques économiques et politiques. Il notait que ces changements mettaient en lumière les difficultés qu'éprouvent les individus à reconnaître les choix collectifs de la société. Aujourd'hui, l'auteur affirme que les traditions assurent la survie d'un groupe ethnique. Il note aussitôt les transformations sociales qui s'exercent sur plusieurs paliers culturels en même temps. Ces changements mettent en lumière les difficultés qu'éprouvent les individus à reconnaître les choix collectifs de la société. Il s'ensuit que les sociétés et les cultures se transforment par la médiation des individus. Changement et tradition sont alors deux univers en opposition. Le changement social entraîne, dans son sillage, des conséquences positives et des répercussions négatives qui exercent de fortes influences sur l'image collective.
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Des perspectives nouvelles sur les diverses faces du thème de la tradition au Moyen Age Le volume étudie comment les médiévaux ont compris et discuté les traditions philosophiques et, ce faisant, de quelle manière ont-ils participé à en formuler de nouvelles. Il analyse également dans quelle mesure les historiens ont-ils reconstitué ce sujet. Réunissant dix-sept études de cas allant de Hugues de Saint-Victor à Pietro Pomponazzi, le volume présente des perspectives nouvelles sur les diverses faces du thème de la tradition. Certaines contributions examinent un problème ou un texte choisis comme une bonne illustration d'une époque, d'un courant doctrinal ou d'une école. Dans l'ensemble, on apporte une perspective englobante de la "tradition" : un auteur médiéval discute une tradition tant antique (le péripatétisme) que contemporaine (le thomisme). D'autres contributions mettent en question des opinions historiographiques communément acceptées, tels que la présence du scepticisme ou du matérialisme au Moyen Age. Dans l'ensemble, on apporte une perspective englobante de la "tradition".
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