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Les organisations partisanes sont aujourd'hui affectées par des procédures mises au point dans le but de promouvoir une démocratie délibérative. Elles se trouvent disqualifiées et concurrencées dans leur rôle de production du bien commun et de définition d'une offre politique. En proclamant le déclin de leur représentativité et de leur ancrage social, divers agents se plaisent à caractériser un épuisement de l'encadrement partisan traditionnel et prétendent imposer des formes substitutives d'association à la prise de décision. Eux-mêmes saisis par l'impératif délibératif, les animateurs des partis politiques sont amenés à mettre en place de nouveaux outils centrés sur le débat contradictoire et argumenté ; ils estiment s'adapter ainsi à un contexte de « démocratisation » des modes d'organisation, d'individualisation du militantisme et d'émergence d'une « nouvelle » demande d'engagement. La définition des programmes et des orientations politiques, pendant les campagnes notamment, prend une dimension délibérative inédite en associant militants, adhérents et électeurs. L'objectif de l'ouvrage est d'analyser à la fois les partis dans la démocratie délibérative et la démocratie délibérative dans les partis. L'impératif délibératif, s'il est incorporé et devient un élément d'une rhétorique modernisatrice des partis, produit des effets limités et contrastés. Les contributions ici rassemblées en restituent les usages en les replaçant toujours dans le contexte d'organisations et de configurations données. Peu formalisés et rarement accordés aux principes stricts de la démocratie délibérative, les dispositifs mis en place sont souvent instrumentalisés par les dirigeants pour contourner des pratiques établies et renforcer leur pouvoir. Loin de se substituer aux outils de démocratie interne plus anciens, ils s'y superposent. Ils recomposent ainsi les modes d'organisation traditionnels des partis et contribuent dans le même temps à une redéfinition des répertoires militants.…
Political Science --- institution politique --- parti politique --- démocratie participative --- débat électoral --- représentation politique --- sociologie politique --- XXe siècle
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En s'imposant d'abord en 2006 sous une forme « fermée », puis dans un cadre résolument « ouvert » en 2011, la procédure des primaires n'a pas seulement désigné pour le PS une nouvelle profession de foi démocratique. En déplaçant près de 3 millions de sympathisants socialistes, elle a également inventé un système inédit de sélection des candidats qui irrigue désormais l'ensemble de la vie politique française. Longtemps considérées comme contraires à la culture politique hexagonale et à l'esprit des institutions de la Ve République, les primaires sont aujourd'hui érigées en modèle de participation par les partis politiques, d'EELV à LR. Ce sont les enseignements des recherches proposées par cet ouvrage : la machinerie partisane et l'ingénierie électorale qui donnent le visage des primaires représentent plus qu'une solution procédurale choisie par des formations politiques en crise de leadership. Elles résultent aussi de l'adaptation de la pratique américaine à la culture française d'un fait majoritaire fragilisé depuis 2002 par l'émergence de la tripartition de l'espace politique. Par la rapidité et l'ampleur de leur transposition, elles consacrent également une offre militante, une pratique civique, un rituel de légitimation, un défi logistique et une mise en récit de la vie partisane qui encadrent de manière nouvelle les façons d'élire et de se faire élire. Le choix des primaires ne saurait cependant se lire comme le simple résultat d'une adaptation mécanique d'un système d'investiture étranger. La perte du monopole de la désignation de leur candidat n'a été concédée par les élites et les adhérents de ces organisations qu'au prix de la conservation de la maîtrise des règles du jeu partisan. Les primaires constituent bien en cela un mode de régulation de la concurrence par-delà leur caractère démocratique. L'objectif de cet ouvrage collectif est de revenir sur les processus qui ont conduit à l'adoption – de la pression réformiste à la délégitimation des modes de…
Political Science --- primaires --- démocratie participative --- parti politique --- vie politique française --- participation politique
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Les organisations partisanes sont aujourd'hui affectées par des procédures mises au point dans le but de promouvoir une démocratie délibérative. Elles se trouvent disqualifiées et concurrencées dans leur rôle de production du bien commun et de définition d'une offre politique. En proclamant le déclin de leur représentativité et de leur ancrage social, divers agents se plaisent à caractériser un épuisement de l'encadrement partisan traditionnel et prétendent imposer des formes substitutives d'association à la prise de décision. Eux-mêmes saisis par l'impératif délibératif, les animateurs des partis politiques sont amenés à mettre en place de nouveaux outils centrés sur le débat contradictoire et argumenté ; ils estiment s'adapter ainsi à un contexte de « démocratisation » des modes d'organisation, d'individualisation du militantisme et d'émergence d'une « nouvelle » demande d'engagement. La définition des programmes et des orientations politiques, pendant les campagnes notamment, prend une dimension délibérative inédite en associant militants, adhérents et électeurs. L'objectif de l'ouvrage est d'analyser à la fois les partis dans la démocratie délibérative et la démocratie délibérative dans les partis. L'impératif délibératif, s'il est incorporé et devient un élément d'une rhétorique modernisatrice des partis, produit des effets limités et contrastés. Les contributions ici rassemblées en restituent les usages en les replaçant toujours dans le contexte d'organisations et de configurations données. Peu formalisés et rarement accordés aux principes stricts de la démocratie délibérative, les dispositifs mis en place sont souvent instrumentalisés par les dirigeants pour contourner des pratiques établies et renforcer leur pouvoir. Loin de se substituer aux outils de démocratie interne plus anciens, ils s'y superposent. Ils recomposent ainsi les modes d'organisation traditionnels des partis et contribuent dans le même temps à une redéfinition des répertoires militants.…
Political Science --- institution politique --- parti politique --- démocratie participative --- débat électoral --- représentation politique --- sociologie politique --- XXe siècle
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Pour l’implantation du socialisme, aucun échange d’expériences à partir de cette problématique n’avait été tenté. Historiens et spécialistes de science politique confrontent, dans cet ouvrage, leurs hypothèses, leurs méthodes et leurs résultats. Le spécialiste du socialisme européen, Donald Sassoon de l’Université de Londres, tire les conclusions de cette journée d’études à caractère pluridisciplinaire. En ne séparant pas les organisations partisanes de leur contexte social et culturel, une histoire sociale apparaît avec l’examen de la mobilisation des électeurs, des relations avec les organisations syndicales, mutualistes, coopératives ou associatives, des politiques municipales entre autres. Le triptyque, partis, réseaux, mobilisation, caractérise les interrogations regroupées en quatre thèmes, les lieux, les élus, les mobilisations, les discours.
Socialism --- Socialisme --- History --- Congresses --- Histoire --- Congrès --- socialisme --- mouvement ouvrier --- parti socialiste --- propagande socialiste --- homme politique --- mobilisation --- réseau
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