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On est sorties à Manchester l'autre samedi, toutes les trois. C'était bien en fait, on s'est bien marrées. Mais à un moment on est allées dans le quartier bourge, et on se marrait devant les chocolats en se demandant combien on en aurait mangé si on avait pu se les payer, et il y a cette femme qui nous a lancé un regard. Si les regards pouvaient tuer. Genre, on était là, c'est tout, on faisait rien de mal, on n'était pas crades ni rien. Elle nous a juste regardées. On aurait dit que c'était chez elle et qu'on n'avait rien à faire là. Ben tu sais quoi, on est parties, on n'a plus rien dit pendant une demi-heure. T'imagines ? On s'est bien fait remettre à notre place. On aurait dû lui mettre notre poing dans la gueule. C'est des trucs comme ça qui te dégoûtent de sortir. Il vaut mieux rester chez soi. La matière première de ce livre est une série d'entretiens menés par Beverley Skeggs avec quatre-vingt-trois jeunes femmes issues de la classe ouvrière anglaise, inscrites à une formation d'aide à la personne et travaillées par leur propre respectabilité. Abordant leur rapport à la sexualité, à la classe ou au féminisme, cet ouvrage vient apporter un prolongement essentiel aux travaux de Pierre Bourdieu et de Paul Willis.
Working class women --- Feminist theory --- Gender identity --- Women --- Social classes --- Sex role --- Femininity --- Group identity --- Femmes de la classe ouvrière --- Théorie féministe --- Identité sexuelle --- Femmes --- Classes sociales --- Rôle selon le sexe --- Féminité --- Identité collective --- History --- Social conditions --- Histoire --- Conditions sociales --- Femmes de la classe ouvrière --- Théorie féministe --- Identité sexuelle --- Rôle selon le sexe --- Féminité --- Identité collective --- Gender identity. --- Sex role. --- Feminist theory. --- Femininity. --- Group identity. --- Social conditions. --- Women - Social conditions --- Classes populaires
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“On est sorties à Manchester l'autre samedi, toutes les trois. C'était bien en fait, on s'est bien marrées. Mais à un moment on est allées dans le quartier bourge, et on se marrait devant les chocolats en se demandant combien on en aurait mangé si on avait pu se les payer, et il y a cette femme qui nous a lancé un regard. Si les regards pouvaient tuer. Genre, on était là, c'est tout, on faisait rien de mal, on n'était pas crades ni rien. Elle nous a juste regardées. On aurait dit que c'était chez elle et qu'on n'avait rien à faire là. Ben tu sais quoi, on est parties, on n'a plus rien dit pendant une demi-heure. T'imagines ? On s'est bien fait remettre à notre place. On aurait dû lui mettre notre poing dans la gueule. C'est des trucs comme ça qui te dégoûtent de sortir. Il vaut mieux rester chez soi.” La matière première de ce livre est une série d'entretiens menés par Beverley Skeggs avec quatre-vingt-trois jeunes femmes issues de la classe ouvrière anglaise, inscrites à une formation d'aide à la personne et travaillées par leur propre respectabilité. Abordant leur rapport à la sexualité, à la classe ou au féminisme, cet ouvrage vient apporter un prolongement essentiel aux travaux de Pierre Bourdieu et de Paul Willis.
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Dans la démarche qu'exposaient les auteurs du Métier de sociologue (Pierre Bourdieu, Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron) la « construction d'objet » occupait une place centrale mais un peu mystérieuse : en substance, la science doit rompre avec le sens commun, voir les choses autrement et poser ainsi des questions inédites. Signe peut-être de sa réussite, cette notion n'a pas échappé à une certaine routinisation. Il est d'autant plus utile de revenir aujourd'hui sur sa signification et ses enjeux. L'intention de ce recueil n'est pas de collecter et compiler des commentaires savants. Plusieurs chercheur·e·s se sont efforcés d'expliciter leur construction d'objet en s'appuyant sur leurs propres recherches (action publique, politique, sport, délinquance, protection de l'enfance, religion, art). Ils montrent que le travail scientifique ne se réduit pas à l'accumulation d'informations sur un domaine et exposent en quoi et avec quoi ces recherches ont impliqué une « rupture ». Loin de l'image académique et bureaucratique d'une discipline partagée en une multitude de spécialités séparées par un droit d'entrée élevé, la sociologie y apparaît « générale » : elle s'engage ou se risque totalement dans chacun de ses objets. Telle est la raison d'être de cet ouvrage. Louis Pinto est directeur de recherche émérite au CNRS et membre du Centre de sociologie européenne (CSE-CESSP). Il anime avec Gérard Mauger les Rencontres « Lire les sciences sociales ». Cet ouvrage contient les contributions de Vincent Dubois, Julien Duval, Benoît Gaultier, Yvon Lamy, Gérard Mauger, Patrice Pinell, Louis Pinto, Marie-Pierre Pouly, Bernard Pudal, Manuel Schotté et Charles Suaud
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