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Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd’hui investi d’une attractivité touristique et d’une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s’y monnaye est-il cette « monnaie de l’absolu » dont André Malraux célébra l’universalité ? L’interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean- Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l’œuvre d’art et notre regard sur le patrimoine. À travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l’art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s’y transmettent, s’y échangent, s’y révisent et s’y réinventent.
Museums in motion pictures --- Museums and motion pictures --- Motion pictures --- Plots, themes, etc. --- Musées --- Cinéma --- Au cinéma --- Thèmes, motifs --- Musées -- Au cinéma --- Au cinéma. --- Art --- Film Radio Television --- architecture --- histoire de l’art --- cinéma --- muséographie
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L'oeuvre écrite et filmique de Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein demeure un continent encore partiellement inexploré faute de traductions et de publications complètes, notamment en France. L'ouvrage collectif consacré au film inachevé Que viva Mexico ! sous le titre Eisenstein - Leçons mexicaines se propose de revenir à ce chantier fondateur et aux 14 mois passés par le cinéaste soviétique à sillonner le Mexique, à s'en imprégner, entre décembre 1930 et mars 1932. Les "leçons mexicaines" concernent d'abord l'empreinte dont attestent ces "débris" qui, selon Barthélémy Amengual, "respirent un autre air et une autre force que ses films achevés". Mais d'autres formes documentent ce point de fracture dans l'oeuvre d'Eisenstein et sont analysées : l'activité graphique (ses dessins érotiques sur les motifs de la mort du roi Duncan dans Macbeth, sur la corrida et sur la crucifixion), les écrits sur le montage, sur la composition du plan et sur le cadre, la réflexion sur l'extase, les fulgurants écrits autobiographiques qui reviennent constamment à la "rencontre" avec le Mexique. Resitué dans la vaste dynamique de fracture anthropologique qui, à partir des travaux de Lucien Lévy-Bruhl, W. Frazer, Aby Warburg nourrit les avant-gardes des années 1930 et inspire Georges Bataille, Antonin Artaud, David Herbert Lawrence, le face à face d'Eisenstein avec les stratifications et la puissance d'une civilisation autre, participe de la même énergie transgressive. Mais si les "leçons" qu'il en tire et qui l'occuperont jusqu'à sa mort intéressent en premier lieu le cinéaste échappé pour quelques mois au stalinisme, elles impliquent d'autres cinéastes, à d'autres époques et dans d'autres lieux, dans leur lien hypothétique à ce "second" Eisenstein et dans leur propre rapport documentaire et créatif à l'altérité violente et irrationnelle, "primitive" et historique du réel : Orson Welles, Maya Deren,Pier Paolo Pasolini, Glauber Rocha, Cécilia Mangini, Raymonde Carasco. Et parce qu'elles…
Anthropology --- Mexique --- Eisenstein --- cinéma --- Artaud
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