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Du XIe au XIIIe siècle, l’Europe connut une longue période de croissance démographique et économique, et de développement dont témoignent encore aujourd’hui les paysages des campagnes, les villages et les villes. Longtemps objet des recherches des historiens de l’économie et de la société, cet épisode de croissance a cessé d’attirer l’attention des chercheurs, sans doute faute d’un modèle permettant de le décrire et de l’expliquer. Reprenant une piste ouverte par Georges Duby, ce livre explore l’hypothèse selon laquelle cette croissance, qu’aucun changement technique n’accompagna, eut une cause sociale. La diffusion du modèle idéologique des trois ordres de la société, apparu au Xe siècle et qui s’imposa au cours du XIIe siècle dans les royaumes de France et d’Angleterre, est l’un des symptômes de ce changement qui, trois siècles durant, fit du travail aux champs une activité socialement et religieusement valorisée et du paysan une figure de la stabilité sociale et de l’honorabilité. Une lecture attentive des sources contemporaines, littéraires en particulier, montre que ce mouvement profond, qui s’accompagna en particulier de la disparition définitive de l’esclavage dans le nord de l’Europe, ne fut pas le résultat harmonieux de la christianisation de la société européenne, mais plutôt le produit instable de la compétition sociale autour des profits de la croissance économique. La crainte jamais apaisée des révoltes des paysans, sans cesse plus nombreux et mieux équipés, explique que la domination sociale de l’Église et des aristocraties se soit accommodée de la concession à la classe laborieuse de droits et de garanties, en particulier d’institutions visant à redistribuer dans les communautés paysannes des parts importantes des revenus du travail. Trois enquêtes sur la nature et le fonctionnement des dîmes, des marchés et des moulins permettent de montrer comment fonctionnait concrètement ce modèle économique où la croissance de l’offre du travail s’accompagnait de la garantie donnée aux laboureurs de participer à la consommation des biens qu’ils produisaient. La grande crise qui secoua l’Europe à partir des années 1300 mit en grave difficulté ce modèle, qui conciliait de manière inattendue développement économique et inégalité sociale. La figure du paysan révolté se substitua alors à celle du paysan laborieux et pacifique, sans pour autant faire disparaître cette dernière.
History of Europe --- anno 500-1499 --- Peasants --- Agriculture --- Paysannerie --- History --- Economic aspects --- Histoire --- Aspect économique --- Europe --- Histoire économique et sociale --- --Histoire rurale --- --Agriculteur --- --Agriculture --- --XIe-XIVe s., --- Agricultural laborers --- Histoire économique --- Histoire sociale --- Travailleurs agricoles --- Agricultural laborers. --- Peasants. --- Arbeit. --- Gesellschaftsordnung. --- Wirtschaftswachstum. --- History. --- Histoire. --- Economic aspects. --- Europe. --- Europa. --- Conditions sociales --- Conditions économiques --- Conditions rurales. --- Aspect économique --- Peasants - Europe - History - To 1500 --- Agriculture - Economic aspects - Europe --- Histoire rurale --- Agriculteur --- XIe-XIVe s., 1001-1400 --- Moyen âge --- Jusqu'à 1492
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Christian religious orders --- Rouen --- Monasteries --- Canons, Cathedral, collegiate, etc. --- Monastères --- Chanoines --- History --- Sources. --- Histoire --- Sources --- Augustinian Canons --- Catholic Church. --- Rouen (France) --- Church history. --- Histoire religieuse --- 271.794 --- Reguliere kanunniken --- 271.794 Reguliere kanunniken --- Monastères --- Chanoines réguliers
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Iron --- Iron-work --- Blacksmiths --- Fer --- Ferronnerie --- Forgerons --- Metallurgy --- History --- Métallurgie --- Histoire --- France --- Iron-works --- History. --- Métallurgie --- Iron-works - France - Normandy - History. --- Iron - Metallurgy - History.
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D'entrée de jeu, comme le souligne Adriaan Verhulst, se pose le problème des origines et de la formation du village, entendu comme un ensemble fonctionnel et communautaire, et non comme la simple juxtaposition géographique de bâtiments d'exploitation et de maisons rurales. Faut-il, en l'absence de sources écrites, attendre le Xè siècle pour voir naître un village stable, avec un terroir ordonné et articulé ? ou plutôt anticiper, en étant sensible au « frémissement » carolingien ? Problème d'origine donc, mais aussi de lien avec le cadre des paroisses, avec le château ou la motte. Rien, ou presque, n'est définitivement acquis. Mieux vaut, par modestie, s'intéresser à des cas concrets, à des régions restreintes, bien éclairées par un faisceau de sources : les husun de la marche supérieure d'Al-Andalus, les casaux et les bastides de Gascogne, les villages du Nord ou du diocèse de Coutances. On y voit vivre les villageois, périr ou se développer leur milieu de vie, s'épanouir les convivialités ou les violences quotidiennes. On y voit surtout une diversité extrême, qui oblige à refuser toute synthèse globalisante, toute généralisation hâtive. D'autant que les historiens des textes ne peuvent se passer de l'archéologie et d'une iconographie bien comprise. Elle seule restitue le cadre de la maison, la quotidienneté des villageois dans leur labeur et les liens étroits qu'ils entretiennent avec la terre.
Middle Ages --- Europe --- Rural conditions
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Dans son maître ouvrage La société féodale, écrit à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Marc Bloch avait non seulement souligné la récurrence des mouvements de peuples dans les sociétés anciennes, mais également le tournant qu'a représenté dans l'histoire occidentale « l'arrêt des invasions » au Xe siècle. Dans le « vase clos » que constitua dès lors l'Occident chrétien, la mobilité des personnes ne cessa pas mais elle revêtit d'autres formes que les auteurs de ce livre, lors des travaux du XLe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public, tenu à Nice en juin 2009, ont entrepris d'explorer. Ils ont voulu aussi comprendre le sens et les fonctions de cette mobilité qui connut de profondes transformations, en Occident, entre les IXe et XVe siècles, à l'issue des grands mouvements des peuples et alors que les déplacements collectifs s'inscrivaient dans de nouvelles structures de pouvoir et de nouvelles stratégies sociales. Une première partie fait le point sur l'historiographie des mouvements migratoires (les « grandes migrations » des IVe-VIe siècles) et détaille les processus d'ethnogenèse et d'acculturation qui ont contribué à la transformation du monde antique. Sont abordés ensuite les déplacements collectifs - volontaires ou contraints, temporaires ou définitifs - liés à l'organisation des activités humaines et à l'encadrement des populations, du IXe au XVe siècle. Sont évoquées enfin les différentes formes de circulation des représentants du pouvoir - roi, pape, évêques, abbés, magistrats, etc. - afin d'asseoir leur autorité.
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D'entrée de jeu, comme le souligne Adriaan Verhulst, se pose le problème des origines et de la formation du village, entendu comme un ensemble fonctionnel et communautaire, et non comme la simple juxtaposition géographique de bâtiments d'exploitation et de maisons rurales. Faut-il, en l'absence de sources écrites, attendre le Xè siècle pour voir naître un village stable, avec un terroir ordonné et articulé ? ou plutôt anticiper, en étant sensible au « frémissement » carolingien ? Problème d'origine donc, mais aussi de lien avec le cadre des paroisses, avec le château ou la motte. Rien, ou presque, n'est définitivement acquis. Mieux vaut, par modestie, s'intéresser à des cas concrets, à des régions restreintes, bien éclairées par un faisceau de sources : les husun de la marche supérieure d'Al-Andalus, les casaux et les bastides de Gascogne, les villages du Nord ou du diocèse de Coutances. On y voit vivre les villageois, périr ou se développer leur milieu de vie, s'épanouir les convivialités ou les violences quotidiennes. On y voit surtout une diversité extrême, qui oblige à refuser toute synthèse globalisante, toute généralisation hâtive. D'autant que les historiens des textes ne peuvent se passer de l'archéologie et d'une iconographie bien comprise. Elle seule restitue le cadre de la maison, la quotidienneté des villageois dans leur labeur et les liens étroits qu'ils entretiennent avec la terre.
Middle Ages --- Europe --- Rural conditions
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Dans son maître ouvrage La société féodale, écrit à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Marc Bloch avait non seulement souligné la récurrence des mouvements de peuples dans les sociétés anciennes, mais également le tournant qu'a représenté dans l'histoire occidentale « l'arrêt des invasions » au Xe siècle. Dans le « vase clos » que constitua dès lors l'Occident chrétien, la mobilité des personnes ne cessa pas mais elle revêtit d'autres formes que les auteurs de ce livre, lors des travaux du XLe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public, tenu à Nice en juin 2009, ont entrepris d'explorer. Ils ont voulu aussi comprendre le sens et les fonctions de cette mobilité qui connut de profondes transformations, en Occident, entre les IXe et XVe siècles, à l'issue des grands mouvements des peuples et alors que les déplacements collectifs s'inscrivaient dans de nouvelles structures de pouvoir et de nouvelles stratégies sociales. Une première partie fait le point sur l'historiographie des mouvements migratoires (les « grandes migrations » des IVe-VIe siècles) et détaille les processus d'ethnogenèse et d'acculturation qui ont contribué à la transformation du monde antique. Sont abordés ensuite les déplacements collectifs - volontaires ou contraints, temporaires ou définitifs - liés à l'organisation des activités humaines et à l'encadrement des populations, du IXe au XVe siècle. Sont évoquées enfin les différentes formes de circulation des représentants du pouvoir - roi, pape, évêques, abbés, magistrats, etc. - afin d'asseoir leur autorité.
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NORMANDIE (FRANCE) --- FER (INDUSTRIE ET COMMERCE) --- CONDITIONS ECONOMIQUES --- MOYEN AGE --- 14E-15E SIECLE
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